F E S T I V A L S - Infos


Festival du Film Policier de Cognac
Dimanche 14 avril 2002

Depuis leur arrivée en terre charentaise, ils attendaient ce moment là, celui de se payer une toile en compétition et en présence du grand jury. Dans un théâtre surchauffé, parqués au balcon, un peu comme en quarantaine, les dix huit écrivains d'Écrans Noirs, le livre hommage aux 20 ans du Festival, pouvaient juste frôler de près le monde du 7ème Art. Malgré cela, le Bon Dieu du Polar était avec eux, Nueve Reinas de Fabian Bielinsky, le film projeté ce dimanche à onze heures, devait recevoir, quelques heures après, le Grand Prix Cognac 2002.
Mais avant l'annonce du palmarès tant attendu, il s'en était passé des "z'événements". Presque chronologiquement les voici :
Jeudi 11.
Après l'ouverture officielle du Festival et un repas à la limite du réfrigérant, la nuit a été l'une des plus morne et des plus triste, parole de "vieux festivaliers". Ca ne l'a même pas fait côté stars, aussi vite rentrées, aussi vite couchées. L'enquête à mener serait plus que difficile. A 2heures et quelque du mat', quoi faire, sinon rentrer à notre QG !
Vendredi 12.
L'événement du jour allait être l'arrivée héliportée d'Alain Delon, oh pardon ! L'arrivée de "Monsieur Alain Delon". Même si nous, les journalistes, n'avions que le droit de lui dire "Bonjour" ou "Bonsoir", pourquoi lui en vouloir ? Sa prestation publique, via les empreintes et le cocktail du marché, restera comme une des meilleures réussites de véritable relation publique du vingtième Festival de Cognac.
Tel Jésus marchant sur les eaux de la mer morte, A.D., après avoir touché des mains de jeunes enfants, posé quelques baisers sur des joues féminines, signé des autographes mais pas assez d'après ses fans, voguait, plus qu'il marchait d'ailleurs, aux bras de la sirène Claire et de Monsieur le Maire dans l'allée centrale du marché couvert de Cognac, il était 19h30.
Si le marché ou du moins les commerçants présents ce soir là étaient au top de leur rôle promotionnel des produits régionaux, ce ne fut pas le cas des "hommes de la sécurité". Sans l'intervention de votre serviteur, l'un des plus important "sponsor" du Festival se voyait refuser l'entrée du lieu. Arrivé de Paris quelques minutes avant et n'ayant pas encore récupéré son badge officiel ainsi que celui de sa charmante épouse, sa première soirée aurait pu très mal débuter, la réputation de convivialité en aurait pris un coup dans l'aile…
Autre anecdote véridique et vérifiable, celle qui arriva le matin de ce même jour aux membres du jury "Spécial Police". Bernard Besson, Jean-Marc Bloch, Christian Bordoni, Enrique Ghiementi et Jean-Gustave Paulmier ont dû subir, sur le trajet de leur hôtel au théâtre, un contrôle d'identité. Une gendarmette, fortement zélée, ne crû en rien leurs dires, s'ils étaient les membres éminents du jury "spécial police" du festival, elle, elle était l'pape ! Avec un quart d'heure de retard, la séance de projection officielle de 10h30 pouvait commencer. Ils l'avaient échappé belle, le festival aussi !
Ce vendredi n'était pas un bon jour, la preuve, notre photographe s'est vu refuser l'accès à la prise des empreintes. Motif : La carte était celle d'une presse, mais pas celle d'un photographe de presse. La différence est subtile, fallait-y penser ou le savoir !
Un coup de chapeau est à décerner à 13ème Rue et à Meukow pour leur soirée qui restera dans les annales de ce vingtième festival. Tout y était, le son, les couleurs et les vibrations de la véritable convivialité, pas celle vantée par des communicants en manque d'imagination, mais la vraie de vrai, celle que l'on ressent, dans ses tripes comme un besoin de rapport intense, dans les yeux des autres participants qui se cherchent et se trouvent et celle qui permet à toutes et à tous de se dépasser.
Passons au samedi 13.
Projections et séance de signatures au programme. Le matin, la lauréate du prix Cognac du Masque, Barbara Abel, était présente à la maison de la presse. Un flash-back : La veille, dans le marché, j'avais croisé Dominique Manotti, on avait échangé nos coordonnées, promis de nous revoir, et voilà que l'on ne retrouve plus trace de cet échange, dommage ! Revenons à samedi.
L'après-midi, après une réception officielle à l'Hôtel de Ville et un déjeuner des plus raffiné, les auteurs d'Écrans Noirs, le livre hommage aux 20 ans du festival, jouèrent leur rôle à perfection. Ils signèrent près de cents recueils, de nombreux livres personnels et répondirent aux questions des journalistes présents. Invités, les VIP des métiers du cinéma et de la télévision les ignorèrent. Pourquoi ce mur de Berlin, pourquoi cette frontière ?! Avaient-ils eu connaissance, comme prévu, de leur invitation, bonne question élémentaire mon cher Watson !
La soirée, la nuit devrais-je dire, fut magique jusqu'à 5heures du mat'. Commençons par la période "Revival" au Château de Chanteloup. Après le Château de Cognac, les Quais d'Hennessy magnifiquement mis en scène, ce fût pour nous les plaisirs de Chanteloup. Propriété de la société Martell, ce château, né de l'amour d'un homme pour une femme, nous ouvrait ses portes et ses salons.
Elton John, les Beatles, Supertramp, et encore bien d'autres stars de la chanson des sixties et des seventies s'étaient données rendez-vous ce matin là. La belle Matilda M. sensuelle jusqu'au bout de la voix, la divine Sabine A. et l'énigmatique et troublante Anne P. rivalisèrent avec Sam K., Tchéky K., Patrick B., Jean-Paul R. et même Jacques A. dans l'interprétation de tubes aussi célèbres que " Sorry seems to be the hardest word", "Stranger" ou encore "Eleanor Rigby", accompagnés par un piano et deux guitares.
Mais 3 heures du matin s'afficha à toutes les pendules de la demeure charentaise. Lassé de tourner en rond, fatigué aussi, juste après son petit bouillon servi par son secrétaire, Alain Delon rejoignit ses appartements. Le roi lion, ou plutôt, le roi scorpion demanda par personne interposée le silence. L'ambiance fut cassée net, mais l'alcool et la privation de s'exprimer aidant, tout recommença de plus belle, il était 5 heures. Là, c'en était trop pour le roi, ses vassaux commençaient à l'enquiquiner. La force fût envoyée et celle-ci cloua le bec à ces impertinents, non mais !
Dimanche 14.
Le soleil était arrivé, sans nous prévenir. Le festival retrouvait ainsi des couleurs, nous aussi. Après un sujet sur 13ème Rue pour les auteurs d'Écrans Noirs, ce fut le dépouillement du vote du Public concernant l'Invité le plus sympathique du Festival. Le 9ème Lauréat du Prix Cognac-Tonic serait donc Bernard Farcy, le commissaire de Taxi 1, 2 et 3 (déjà en boîte). Notre responsable des relations publiques, haute de son mètre cinquante cinq féminin, munie de son badge et chargée de le "kidnapper", se fit insulter par un des "hommes de la sécurité" du théâtre du haut de son mètre quatre vingt et de ses 25 ans. Bonjour l'ambiance! Parce qu'elle se penchait au-delà des cordons, elle eut droit à : "Si vous continuez, je vous fous dehors !". Quelle classe, quelle convivialité ! Même si cet incident devait être dévoilé, passons au principal, la joie du lauréat, à l'annonce des résultats du vote. Bernard Farcy arrêtait tous ses collègues présents à la sortie de la séance avec des "j'ai l'prix du public !" Ému tout d'abord, il expliqua, ensuite, qu'il devait tout au public et que son attitude normale à ses yeux ne méritait pas cette distinction même s'il en était fier. Ensuite, professionnel jusqu'au bout des ongles, le comédien fut remarquable lors du repas officiel servi chez Martell. Caroline Ricard, la représentante de la société, pu lui remettre le trophée réalisé par Jean-Luc Dalger d'après un dessin de Ceb, et la bouteille de Cordon Bleu gravée, elle aussi, à l'effigie exclusive du prix.
Ce fut ensuite, toujours avec le lauréat du 9ème Prix Cognac-Tonic, la visite des chais avec en prime un petit tour du côté de la maison du fondateur et du "Paradis". Nadine, la guide, en gardera certainement un merveilleux souvenir comme tous ceux qui y étaient.
Pendant ce temps, la ville à nouveau ensoleillée reprenait vie. Les terrasses des cafés de la place François 1er refusaient du monde, la fête du film policier battait son plein, mais franchement était-ce bien pour encenser la noire pellicule que tout ce monde se pressait à Cognac ?
Quelle qu'en soit la raison, le but principal de cette manifestation est avant tout de voir une ville en fête et devant l'essai transformé de cette vingtième édition du Festival du Film Policier, et même qu'à moitié selon la rumeur de la rue, soyons heureux. Les organisateurs ont un an pour que les Cognaçais le soient en totalité.
Pour terminer ces presque quatre jours de festival, à 21 heures, le palmarès fut annoncé ( voir page Actualité ). Il ne restait plus qu'à se donner rendez-vous à l'an prochain.


N.B. Monsieur Georges Brassens avait écrit, à la suite du cambriolage de sa maison parisienne, une chanson sur son visiteur indélicat. Sans le talent reconnu de ce poète, je me suis permis de rassembler mes souvenirs, certes récents, pour écrire les lignes ci-dessus, délesté de toutes mes notes par un "emprunteur" trouble-fête. Jamais atteint par une vision paranoïaque des événements, je m'interdis de penser à un acte prémédité. Bernard Bec.


Concours du Cercle Hôtelier du Cognac

Frédéric Rey-Millet de Saint-Cloud, un client habituel de l'hôtel "Le Valois", a remporté le prix du concours des hôteliers cognaçais, à savoir, un séjour de quatre jours tous frais payés et quelques invitations ça et là.
Agé de 38 ans, Frédéric Rey-Millet travaille dans un cabinet de conseil et de développement en Intranet et Extranet.
Grand amateur de littérature policière, ses préférences vont vers Fajardie, Pagan et Vargas, et de cinéma polar, il espère se payer gratuitement le plus grand nombre de toiles durant le Festival.
Frédéric Rey-Millet, présent pour la Cérémonie Officielle d'Ouverture, au Théâtre Municipal, n'était pas le dernier à tendre son précieux sésame aux cerbères des portes réservées au public. Par contre, ces trois amis ont dû faire la queue comme tous les autres possesseurs de billets ordinaires, comme quoi, être le gagnant d'un concours ouvre certaines portes, même pendant ce festival sous haute surveillance.


Festival du Film Policier de Cognac
du 11 au 14 avril 2002

20 piges déjà ! Jeudi 11 Avril 2002



C’est, couvert d’un ciel gris, par une petite pluie fine, mais avec un soleil flamboyant dans tous les cœurs des fans de Polar, que s’est tenue la cérémonie d’ouverture du 20ème Festival du Film Policier de Cognac.

Jérôme Mouhot le maire de la cité des eaux de vie, en pleine forme pour sa deuxième prestation sur la scène du Théâtre en tant que premier magistrat de la ville, avait décidé de remercier tous les invités des dix-neuf éditions précédentes. Ceux-ci avaient construit, par leur présence, leur dynamisme, la renommée de cette manifestation unique en France. Même si les Stars avaient parfois abusé des étoiles du produit Cognac, celles-ci avaient fait le Festival . La convivialité reconnue par tous, qui selon lui est palpable, a permis de faire oublier les stigmates du Torulla, qui noircit les façades des maisons cognaçaises en se nourrissant de la Part des Anges.

Claude Chabrol, invité à monter sur scène, remis à Jérôme Mouhot ses empreintes. Celles-ci faisant partie des 198 traces, toujours d’après le Président à vie de l’association du Festival, laissées par des «gens douteux».

Lionel Chouchan, le Délégué Général du festival, fut cette année assez bref, peut être vexé par la non lecture de son édito par les VIP, ou simplement par le nombre important de personnalités à présenter.

Jacques Audiard, le président du Grand Jury, ému par le rappel de sa présence en compagnie de son père « Michel » pour la première édition, préféra évoquer ses souvenirs cognaçais de 1995 laissés par « Sonatine » et « Shallow Grave ».

Un seul jury, celui de « Sang Neuf », n’eut pas le droit aux honneurs, pourquoi ? Nos enquêteurs sont sur place !

La STAR de la cérémonie fut, sans nulle doute, Mireille Darc. Preuve en est, elle dû couper le ruban jaune et déclarer, avec une certaine hésitation, ouverte cette 20ème édition.


Cognac a vu déferler une vague d'Enquêteurs en herbe le Vendredi 11

RENSEIGNEMENTS POUR LE PUBLIC :
Office du Tourisme de Cognac : 05 45 82 10 71
www.tourism-cognac.com